Miznon réconforterait le plus triste des saules pleureurs.

J’ai pleuré.

Un vendredi en Irlande, j’ai vu mon assiette arriver, et j’ai pleuré.

J’ai pleuré le goût, en réalisant, devant ma bouillie de patates déshydratées et ma triste semelle de boeuf tout juste revenue de l’enterrement de son cousin bovin, qu’il existait encore des endroits dans le monde où manger se résumait à se rassasier. Ou à rester en vie.

Et à ce moment précis, entre larmes et nez qui coule (sexy 2015), c’est Miznon que tout mon corps a réclamé. J’aurais donné n’importe-quoi, ce 2 janvier, à 13h53 (Irish time), pour tenir, à deux mains, cette pita de l’amour, qui se dévore avec désir et animosité.

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